Bienvenue dans The Scoop. J'espère que vous avez tellement pris votre temps cet été que vous êtes vraiment impatient de commencer à superposer les couches pour les défilés d'automne. Si vous êtes nouveau ici, il s'agit d'une série d'e-mails hebdomadaires dans laquelle j'interroge des acteurs de la mode sur les histoires qui façonnent la semaine.
Cette semaine, nous recevons Charlotte Gaucher-Holmann, PDG de Repetto, une marque parisienne qui fabrique des ballerines depuis 1947. L'entreprise a été fondée par Rose Repetto, qui s'est inspirée de son fils, le chorégraphe Roland Petit, pour créer une chaussure de danseuse adaptée à la marche quotidienne. Il se plaignait souvent d'avoir mal aux pieds après les cours de ballet. La marque est devenue extrêmement populaire au milieu du XXe siècle avec sa ballerine Cendrillon, et ses muses et clientes comprenaient Brigitte Bardot, Rudolf Noureev et Serge Gainsbourg.
Charlotte a repris l'entreprise de son père, Jean-Marc Gaucher, après son décès en 2023. Jean-Marc a racheté l'entreprise en difficulté en 1999 et a transformé sa chaussure de danseuse emblématique en un article indispensable pour quiconque voulait avoir l'air cool sans effort ou parisien. Il y est parvenu grâce à des collaborations avec des créateurs de mode comme Issey Miyake, Comme des Garçons et Yohji Yamamoto, qui est au centre de l'actualité d'aujourd'hui.
Bonjour Charlotte, quelle est l'actualité ?
Nous avons une collaboration avec Yohji Yamamoto qui sera lancée le 14 septembre. J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour Yohji Yamamoto parce qu'il a bâti sa marque de manière indépendante et l'a maintenue pendant plus de 50 ans, avec un engagement fort envers la créativité, le savoir-faire, la discipline, et aussi la liberté. Ce sont des valeurs que nous partageons parce que Repetto est aussi une entreprise familiale, et notre focus est la danse, qui exige à la fois de la discipline et un esprit rebelle. Je suis vraiment ravie du résultat de cette collaboration—elle semble inattendue mais aussi très fidèle à nos deux marques.
La collaboration Repetto et Yohji Yamamoto sera lancée le 14 septembre.
Photo : Gracieuseté de Charlotte Gaucher-Holmann
Il y a une nouvelle vague d'influence japonaise à Paris… Comment cette collaboration est-elle née ?
Nous avons d'abord travaillé ensemble en 2002, donc les lignes de communication entre nos maisons sont ouvertes depuis. Nous attendions le bon moment pour créer quelque chose ensemble à nouveau. Le Japon est aussi un marché clé pour Repetto.
Avez-vous rencontré Yohji ? Il est difficile à joindre.
Je n'ai pas eu la chance de le rencontrer en personne. Mais je connais très bien son équipe. Il a une façon si unique de travailler en étroite collaboration avec son équipe que j'avais l'impression que nous communiquions avec lui indirectement. Yohji était vraiment intéressé par le monde de la danse et a trouvé l'inspiration dans les pointes. Puis il a proposé les idées et le design—on ne peut pas vraiment lui dicter quoi que ce soit, et ce n'était pas le but de cette collaboration.
Je pense qu'il a un point de vue très distinct, et si vous regardez les designs des chaussures, ils sont un peu audacieux pour Repetto. Mais vous savez, la marque a toujours été adoptée par des figures rebelles depuis l'époque de Serge Gainsbourg et Brigitte Bardot. Cela nous a aidés à maintenir cette tension créative.
Dans les coulisses du processus de conception des ballerines de la collaboration Repetto et Yohji Yamamoto.
Photo : Gracieuseté de Charlotte Gaucher-Holmann
En parlant de Serge Gainsbourg, il y a quelques mois, je suis tombé sur une vidéo Instagram qui retraçait les mocassins en cuir souple que les deux derniers défilés Celine de Michael Rider ont rendus si populaires cet été, jusqu'à la Repetto Zizi portée par Gainsbourg dans les années 70. Voyez-vous une augmentation des ventes de la Zizi ?
Absolument. C'est un peu fou depuis environ huit mois. Nous constatons une croissance incroyable, et c'est merveilleux. Cette chaussure a été créée à l'origine pour Zizi Jeanmaire, une célèbre danseuse de ballet qui était mariée au chorégraphe Roland Petit, le fils de Rose Repetto. La Zizi a ensuite été adoptée par Serge Gainsbourg. C'est une chaussure iconique en raison de sa construction, de sa douceur et de sa silhouette très distinctive, et elle a influencé la mode, mais aussi la musique.
Les ballerines, la silhouette de chaussure la plus omniprésente de ces dernières années, sont votre pain quotidien. Ai-je raison de penser que Repetto connaît un regain d'intérêt pour la marque dans son ensemble ?
Oui, c'est vrai. Nos ballerines sont définitivement l'icône de la marque—c'est une silhouette que Rose Repetto a créée pour imiter les chaussures portées par les danseuses de ballet. Mais nous constatons aussi un intérêt pour nos derbies, qui sont un autre style populaire en ce moment. En fin de compte, toutes les silhouettes se complètent, et je suis très heureuse de voir une nouvelle génération découvrir Repetto.
Quelle est votre silhouette la plus vendue ?
La Cendrillon, qui est la ballerine classique. La Camille, notre ballerine à talon, arrive en deuxième position, et la Zizi connaît une croissance incroyablement rapide.
Ce printemps, vous avez annoncé votre partenariat avec Kaia Gerber, qui est aussi la star de la couverture de Vogue de septembre. Mais j'ai remarqué qu'elle porte aussi beaucoup de chaussures Repetto sur les photos de paparazzi. Comment choisissez-vous vos influenceurs ?
En ce qui concerne Kaia, nous nous sommes vraiment choisis mutuellement en quelque sorte—c'est une relation très authentique. Kaia portait nos chaussures depuis des années avant que nous nous rencontrions et rendions ce partenariat officiel. Ce n'était pas un placement de produit, et nous ne fonctionnons pas vraiment de cette façon. Nous essayons d'aborder les gens de la manière la plus organique possible.
Mais Kaia a aussi ce look unique qui correspond vraiment à notre éthique—elle a une féminité sans effort, et c'est aussi une excellente danseuse. En mars, nous avons lancé deux modèles de chaussures que nous avons créés ensemble avec elle. C'était formidable d'apprendre à la connaître à travers ce projet—elle est très talentueuse.
Vous avez repris l'entreprise en 2023 après le décès de votre père, qui a acheté et sauvé une Repetto en difficulté en 1999. Avant de rejoindre Repetto en 2022, vous avez passé plus de 13 ans chez L'Oréal. Quelles sont les plus grandes différences entre travailler pour l'entreprise de votre famille et travailler ailleurs ?
Mon passage chez L'Oréal m'a donné de la rigueur, de la discipline et une très forte compréhension des marques. Mais quand vous gérez l'entreprise de votre famille, le niveau d'engagement est incomparable à toute autre aventure professionnelle. Chaque décision que je prends est professionnelle et profondément personnelle à la fois. Je me sens responsable de l'histoire de la marque, du bien-être des employés et de l'avenir de ma famille. Je ressens Repetto au plus profond de moi parce que cela fait plus de 20 ans que cette marque est dans ma famille.
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**Questions fréquemment posées**
Voici une liste de questions fréquemment posées basées sur le sujet de Charlotte Gaucher-Holmann discutant de la collaboration avec Yohji Yamamoto.
**Aperçu général et informations sur la marque**
1. Qui est Charlotte Gaucher-Holmann ?
Elle est la PDG de Repetto, la célèbre marque française de chaussures de ballet et de chaussures.
2. Quelle est l'idée de base derrière la collaboration Repetto x Yohji Yamamoto ?
C'est une rencontre de deux marques parisiennes emblématiques. Elle fusionne le savoir-faire classique du ballet de Repetto avec l'esthétique avant-gardiste, oversize et déconstruite de Yohji Yamamoto.
3. Pourquoi cette collaboration est-elle considérée comme importante ?
Parce qu'elle connecte deux mondes très différents : le monde délicat et traditionnel du ballet et le monde conceptuel et audacieux de la haute couture. Elle crée des chaussures à la fois fonctionnelles et artistiques.
4. Que dit Charlotte être la partie la plus importante de ce partenariat ?
Elle souligne l'importance du respect mutuel et de l'apprentissage. Il ne s'agit pas seulement de mettre un logo sur une chaussure, mais de mélanger le savoir-faire technique de Repetto avec la vision de design unique de Yamamoto.
**Le design et les chaussures**
5. Quel genre de chaussures puis-je attendre de cette collaboration ?
Vous pouvez vous attendre à des versions réinventées des ballerines classiques et des chaussures basses de Repetto, mais avec les touches signature de Yamamoto—pensez à des lignes asymétriques, des drapés inhabituels et beaucoup de noir.
6. Comment le design fusionne-t-il réellement les deux styles ?
Les chaussures conservent la semelle souple et flexible et la technique signature de couture retournée de Repetto, mais elles présentent les formes déconstruites de Yamamoto, comme du cuir plié, des bords bruts ou des lanières enroulées qui ressemblent à de l'art sculptural.
7. Ces chaussures sont-elles réellement portables pour danser ?
Bien qu'elles soient ancrées dans la technique du ballet, elles sont conçues pour la mode et le streetwear, pas pour danser sur scène. Elles sont confortables et flexibles, mais elles sont destinées à être portées comme des chaussures de style de vie.
8. Quelle est la technique de couture retournée mentionnée dans l'interview ?
C'est la méthode signature de Repetto où la chaussure est cousue à l'envers puis retournée à l'endroit. Cela crée une chaussure sans coutures internes dures, la rendant incroyablement douce et flexible.
**L'entreprise et l'avenir**
9. Pourquoi Repetto a-t-elle choisi Yamamoto pour cette collaboration ?
Charlotte explique que Yamamoto
