**« Mon chéri, c’est Palm Springs ! Cet endroit est tellement gay que même les arbres s’appellent Joshua. »** C’est la réplique d’ouverture de Nathan Lane dans le pilote de *Mid-Century Modern*, une nouvelle série Hulu créée par Max Mutchnick et David Kohan, les producteurs de *Will & Grace*. La série suit trois hommes gays d’un certain âge qui emménagent ensemble dans le « berceau du modernisme » en Californie du Sud. Le résultat est hilarant—et les fans de la carrière légendaire de Lane au théâtre et au cinéma seront ravis de le voir revenir à ses racines de sitcom, rappelant ses rôles dans *The Nanny* et *Modern Family*.

*Vogue* a discuté avec Lane de sa collaboration avec le producteur Ryan Murphy, de son approche guidée par la gratitude, de son style sur le tapis rouge et du destin de son personnage emblématique de *Sex and the City*, Bobby Fine.

**Vogue :** Qu’est-ce qui vous a attiré dans le personnage de Bunny Schneiderman ?
**Nathan Lane :** Deux mots : Ryan Murphy. Je tournais la mini-série *Monsters : The Lyle and Erik Menendez Story* quand il m’a appelé pour me dire qu’il avait dîné avec Max Mutchnick, qui lui avait présenté ce projet. Ryan a trouvé le script hilarant et m’a expliqué que le rôle avait été écrit pour moi. Le pitch était « les *Golden Girls* version gay ». Malgré ça, je l’ai lu—et c’était aussi drôle qu’il l’avait promis. (Vous entendez ce bruit ?)

**Vogue :** Non !
**Lane :** Oh, c’est passé. Sans doute l’administration Trump qui nous écoute. (Ils n’ont pas le choix.) Bref, j’ai trouvé que c’était une super base pour une série. Puis j’ai fait un Zoom avec Max et David Kohan, et ce fut le coup de foudre.

**Vogue :** Étiez-vous fan des *Golden Girls* ?
**Lane :** Les gens étaient obsédés par cette série à un point inquiétant, et elle comptait beaucoup pour la communauté gay. J’admirais ces actrices—elles étaient brillantes et drôles—mais je n’étais pas *aussi* accro. C’était une excellente série, très bien faite. Au-delà du principe d’amis vivant ensemble (et moi qui emménage avec ma mère, jouée par Linda Lavin), notre série trace sa propre voie.

**Vogue :** C’est rafraîchissant de voir des personnages queer qui n’ont pas tous 20 ans. Pourquoi est-ce si rare ?
**Lane :** Demandez aux dirigeants des studios. Max et David avaient cette idée depuis des années, mais Ryan Murphy l’a concrétisée. Il a assez de pouvoir pour dire : « Tournons ce pilote. » Le scénario est intelligent et drôle, mais le soutien de Ryan a été crucial. Hulu a adoré le pilote, et tout est allé très vite—ce qui est rare à la télé. Avoir Ryan de son côté, ça aide.

**Vogue :** Y a-t-il quelque chose que vous avez appris plus tard dans votre carrière et que vous auriez aimé savoir plus tôt ? Moins d’anxiété, peut-être ?
**Lane :** Oh, l’anxiété est toujours là. [Rires.] Peu importe votre âge ou votre succès, vous vous demandez toujours : *Et maintenant ?* À ce stade, je suis juste reconnaissant de continuer à travailler—que ce soit pour incarner Dominick Dunne (*Monsters*), un rôle comme celui-ci, ou pour le théâtre. La variété est mon objectif, et « gratitude » est le mot qui me vient à l’esprit.

**Vogue :** Puisque c’est *Vogue*, je dois demander : Avez-vous une tenue de tapis rouge préférée ?
**Lane :** Eh bien, tout ce que je…

*(Matt Bomer, Nathan Lane et Nathan Lee Graham dans *Mid-Century Modern*. Photo : ©Hulu/Courtesy Everett Collection)*
La seule chose que je porterais à une cérémonie, c’est un smoking, comme tous les autres mecs, non ? Enfin, sauf si vous êtes Billy Porter. Les smokings sont pratiques—c’est comme un uniforme, mais stylé. Je ne suis pas vraiment branché mode, donc je n’ai pas de tenue préférée.

Dernière question (et vous n’êtes pas obligé de répondre) : Dans *And Just Like That…*, on apprend que votre personnage de *Sex and the City*, Bobby Fine, est décédé. Une théorie sur sa mort ?

Honnêtement, je l’ai su par Julie Halston. Elle m’a dit qu’elle rejoignait la série et m’a annoncé, comme ça, que j’étais mort ! [Rires.] Ce n’est pas expliqué dans ses scènes ? Elle dit juste que je suis mort ? Je suppose que le COVID serait plausible. Disons le COVID—ou peut-être que Julie m’a assassiné.

*(Cette conversation a été éditée et condensée.)*