La dernière fois que nous avons exploré la routine beauté et bien-être d’Addison Rae pour son reportage *Vogue Beauty Secrets*, elle avait dévoilé un régime de soins et maquillage en 16 étapes — incluant matcha, café et un coup de rouge à lèvres rapide le matin. Depuis, la chanteuse de *Diet Pepsi* semble avoir élargi ses habitudes bien-être, expérimentant une thérapie alternative qui remonte à l’Égypte ancienne et reste prisée des célébrités aujourd’hui.
Rae a récemment été aperçue à Los Angeles vêtue d’une robe baby-doll rose à volants. Si ses longs cheveux blonds flottaient au vent, ils n’ont pas tout à fait masqué les légères marques circulaires sur son dos — probablement des traces de ventouses.
**Photo : Backgrid**
La thérapie par ventouses a gagné en visibilité lors des Jeux Olympiques de 2016, quand le nageur Michael Phelps a été vu avec d’évidentes marques rondes sur le dos en remportant ses victoires. Il avait même partagé le processus sur Instagram, montrant des ventouses posées sur l’arrière de ses jambes.
Au fil des ans, ces traces caractéristiques sont apparues sur de nombreuses stars. La tendance a connu un regain dans les années 2000, avec Gwyneth Paltrow arborant fièrement ses marques sur un tapis rouge en 2004. À l’époque, son attachée de presse avait confirmé qu’il s’agissait d’une pratique régulière. Jennifer Aniston, Victoria Beckham, et plus récemment Kim Kardashian, Lady Gaga (qui souffre de douleurs chroniques liées à la fibromyalgie) et Hailey Bieber ont aussi montré ces stigmates.
**Photo : Getty Images**
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La thérapie par ventouses plonge ses racines dans les cultures égyptienne, chinoise et moyen-orientale, avec des millénaires d’histoire. Cette pratique traditionnelle consiste à appliquer des ventouses sur la peau — généralement le dos, le ventre, les bras ou les jambes — pour créer une succion. La force exercée soulève la peau, rompant les petits vaisseaux sanguins sous-jacents (ce qui provoque les marques circulaires). L’idée est que cela stimule la circulation sanguine, l’attirant vers ou éloignant de zones spécifiques pour soulager la douleur et supposément éliminer les toxines. Elle serait bénéfique contre l’inflammation et utilisée pour traiter les maux de dos, l’hypertension, l’arthrite, les migraines ou le syndrome du côlon irritable.
Il existe plusieurs variantes :
– **Les ventouses sèches** utilisent la chaleur pour créer la succion.
– **Les ventouses mobiles** impliquent l’application d’une lotion pour faire glisser les cups sur la peau.
– **Les ventouses humides (ou saignées)** incluent de petites incisions pour extraire du sang.
Si des médecins peuvent proposer cette thérapie, elle est souvent pratiquée par des acupuncteurs, chiropracteurs, massothérapeutes ou kinésithérapeutes.
En médecine orientale traditionnelle, les ventouses sont souvent associées à l’acupuncture. La philosophie taoïste les relie à l’équilibrage du *Qi* en harmonisant le *Yin* (énergie négative) et le *Yang* (énergie positive). De même, la médecine ayurvédique en Inde inclut une technique de détoxification sanguine appelée *Ghati Yantra*, semblable aux ventouses humides.
Ada Ooi, praticienne en médecine chinoise, avait expliqué le processus à *British Vogue*. Bien que les marques s’estompent en une dizaine de jours, leur couleur et motif reflètent le niveau de stagnation sanguine et d’accumulation de toxines dans la zone — variable selon les individus. *« Une fois la congestion dissipée, le Qi, les fluides et le sang circulent plus librement »*, a-t-elle déclaré. *« C’est comme filtrer et évacuer une eau trouble. »*
Cependant, les preuves scientifiques des bienfaits des ventouses restent limitées. Une petite étude de 2023 suggère qu’elles pourraient aider contre certaines affections musculosquelettiques ou liées au sport (comme les douleurs cervicales ou dorsales), mais l’analyse était restreinte. Une autre revue en 2022 a jugé les ventouses humides efficaces contre la lombalgie. Comme le souligne *Harvard Health*, les recherches de qualité sur le sujet sont rares, compliquant une évaluation définitive. Les études les plus fiables sont des *« essais en double aveugle contre placebo »*, où ni le patient ni le chercheur ne savent si le traitement est réel ou simulé. Or, cette rigueur est quasi impossible à appliquer aux ventouses. De plus, mesurer la douleur avec précision reste un défi, comme le note *Harvard Health*.
Cette thérapie est déconseillée aux femmes enceintes, aux personnes anémiques, souffrant d’affections cutanées (comme l’eczéma) ou de troubles de la coagulation (hémophilie). Bien que généralement peu risquée, il est préférable de consulter un professionnel de santé avant de l’utiliser pour des symptômes spécifiques. Cela dit, comme l’a confié Ooi à *British Vogue*, les ventouses connaissent un regain post-COVID, porté par la demande de solutions bien-être rapides. *« On se sent bien pendant et après la séance, tout en ciblant les tensions profondes du corps »*, explique-t-elle.
Enfin, Addison Rae a un album rempli d’hymnes pop à finaliser — alors on ne lui refusera pas le soulagement à court terme dont elle a besoin pour y parvenir.